Dimanche 16 mars 2008
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Ce samedi 15 mars 2008 a eu lieu une manifestation pour le droit au logement. Plusieurs collectifs,
associations et même syndicat ont en effet appelé à un rassemblement à Paris, place de la République.
Entre 1000 et 4000 personnes (chiffres des organisateurs Vs chiffres de la police) se sont retrouvées et ont demandé la fin des expulsions,
l'application réelle de la loi de réquisition sur les logements vacants et le relogements des personnes vivant dans des lieux indignes et insalubres.
Manifester ce 15 mars, se retrouver à la rue ensemble ce jour là, avoir choisi cette date n'est pas du au hasard... Ce 15 mars fut pour sûr symbolique puisque c'est en ce jour que la trêve
hivernale des expulsions locatives prend fin.
Cette trêve a duré du 1er novembre au 15 mars inclus. Elle fut instaurée après la guerre et interdit donc au terme de l’article L613-3 du Code de la Construction et de l’Habitation d’expulser son
locataire à moins que : « le relogement soit assuré dans des conditions suffisantes respectant l’unité et les besoins de la famille ».
On parle de plus de 100 000 ménages qui vont devoir quitter leur logement à partir de maintenant. La fondation Abbé Pierre a publié un
rapport sur le mal logement 2008.
100 000 personnes sont sans domicile fixe, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année et 550 000 vivent dans des meublés. Un million de
personnes vivent dans des logements exigus selon les normes de l’Insee, et un autre million ne disposent pas du confort de base (salle d’eau, WC, chauffage).
Depuis peu un acronyme est apparu et est plein de promesses (les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent...) : le DALO.
Ce droit au logement opposable (DALO) génère la possibilité, pour toute personne ne disposant pas d'un appartement ou d'une maison décente et résidant de façon régulière sur le territoire
français, d'entamer des poursuites judiciaires contre les pouvoirs publics dans le cas où les démarches entreprises en vue de l'obtention d'un logement social connaîtraient une stagnation
anormale. Déclaré responsable par la justice, l'Etat se verrait alors contraint à l'indemnisation du plaignant. Le droit au logement, et par voie de conséquence la mise à disposition d'un
immobilier à loyer accessible, devient dès lors une obligation, et non plus un simple objectif pour les collectivités.
Ce texte devrait s'appliquer dès fin 2008, aux personnes les plus démunies dont la recherche d'un bien immobilier à
loyer peu élevé représente une nécessité (à savoir les SDF, femmes seules ayant charge d'enfants et les revenus les plus modestes). A partir du 1er janvier 2012, le droit au logement
opposable devrait s'étendre à toute personne ayant accès au logement social et dont la requête de logement aura été laissé sans réponse.
par Sum
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Vendredi 14 mars 2008
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Nous avons tous entendu parler de cette femme, mère de famille de 52 ans dont le visage est défiguré par une tumeur.
Cette femme a fait appel au Président de la République afin d'obtenir le droit de mourir lorsqu'elle le décidera et dans les
conditions qu'elle jugera les plus "humaines". Le Premier Ministre François Fillon et madame la Garde des Sceaux Rachida Dati ont rejeté cette demande d'euthanasie, quant au Président de la
République, il a demandé un autre avis médical afin d'être sûr que toutes les voies thérapeutiques aient bien été explorées, jugeant que cela n'a peut être pas été le cas.
Rappelons qu'il existe une loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (la loi Leonetti de 2005) qui permet l'accompagnement thérapeutique d'une personne en fin de vie.
L'article 1er de cette loi mentionne que " Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre
effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en
dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10. "
L'article 2 précise que " Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la
cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade, sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de l'article
L. 1111-2, la personne de confiance visée à l'article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical. "
Cette loi ne légalise donc pas l'euthanasie mais permet à la fois un digne accompagnement thérapeutique et autorise l’administration de traitements anti-douleurs efficaces au malade en fin de vie
même si cela entraîne une mort plus rapide à condition que le malade et ses proches soient au courant.
Le député Jean Leonetti, auteur de la loi, a affirmé que la demande de cette personne « n’entre pas dans le cadre de la loi » de 2005 car « c’est une demande de suicide
assistée, pas une demande d’accompagnement de fin de vie ».
Il existe plusieurs formes d'euthanasie :
-
l'euthanasie active, c'est-à-dire
l'administration volontaire de substances létales dans l'intention de provoquer la mort, à la demande du patient qui désire mourir ou sur décision d'un proche ou du corps médical ;
-
l'aide au suicide, où
le patient accomplit lui-même l'acte mortel,
guidé par un tiers qui lui a auparavant fourni les renseignements et/ou les moyens nécessaires pour se donner la mort ;
-
l'euthanasie indirecte,
c'est-à-dire l'administration d'antalgiques dont l'effet secondaire est la mort ;
-
l'euthanasie passive,
c'est-à-dire le refus ou l'arrêt d'un traitement nécessaire au maintien de la vie.
Le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique et certains cantons suisses ont légalisé l'euthanasie.
Quelques points concernant cette maladie :
L'esthésioneuroblastome est une tumeur localisée au niveau du nerf olfactif dans la partie supérieure de la
cavité nasale. Cette tumeur a touché moins de 1 000 personnes lors de ces vingt dernières années. Les symptômes se développent généralement vers 20 ans ou vers 50 ans.
Les causes de cette tumeur ne sont pas connues précisément mais des anomalies génétiques retrouvées au niveau des
chromosomes 3 et 17. Cette tumeur se développe lentement et surtout localement mais peut métastaser, c'est-à-dire qu'à partir de la tumeur primaire des cellules cancéreuses peuvent diffuser dans
les vaisseaux sanguins et lymphatiques et ainsi "coloniser" et croître dans des tissus sains au niveau des ganglions cervicaux, des poumons, des os ou des méninges du cerveau.
La survie à 5 ans est de 58% mais la nature, la qualité et la quantité des métastases engendrer par cette tumeur peut
considérablement diminuer le taux de survie. Le traitement de ce type de maladie est la chirurgie, à savoir une
excision de la région concernée suppléée par un traitement chimiothérapique et par radiation. Malgré cela, le taux de récidive est important.
par Sum
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